UN MONDE D'AVANCE - SECTION LEON BLUM

26 janvier 2012

LES 60 ENGAGEMENTS POUR LA FRANCE, LE PROJET DE FRANCOIS HOLLANDE


Madame, Monsieur,

Les 22 avril et 6 mai prochains, par votre vote, vous choisirez le chemin que notre pays empruntera pendant cinq ans. Au quotidien, la crise se fait durement sentir.

Notre pays est confronté à un chômage record et s’enfonce dans la récession autant que dans l’austérité. L’industrie a été abandonnée depuis trop longtemps et nos agriculteurs n’arrivent plus à vivre de leur travail. Tout augmente : les soins et les mutuelles, le logement et les transports, le gaz et l’électricité. L’école et l’hôpital sont abîmés, les agents publics stigmatisés. Partout, l’insécurité gagne du terrain et la justice perd des moyens. Notre jeunesse est sacrifiée et devra faire face, si rien n’est fait, à un environnement dégradé, des retraites non financées, une dette considérable.

A cette situation, il y a des responsables. Il y a la finance, bien sûr, qui a pris le contrôle sur l’économie, la société et même nos vies. Il y a les politiques injustes et inefficaces menées depuis dix ans. Il y a les fautes économiques et morales du quinquennat finissant.

Mon devoir est de permettre le changement. Un vrai changement. Je suis candidat à l’élection présidentielle pour redonner confiance aux Français et faire redémarrer le progrès. Ce qui est en cause, c’est la souveraineté de la République face aux marchés. Voilà pourquoi je veux redresser la France, redresser ses finances et son économie.

Le redressement est indispensable, mais il ne sera possible que dans la justice. Fiscalité, éducation, logement, santé, accès à l’énergie, sécurité, services publics, nouveaux droits, culture : l’âme de la France, c’est l’égalité.

Je veux redonner confiance dans l’avenir et retrouver la promesse républicaine, et d’abord pour notre jeunesse. En permettant à chaque génération de vivre mieux que la précédente. En rendant l’État impartial et en faisant respecter la morale publique. En portant haut les valeurs de la France dans le monde.

Je me suis préparé à cette mission tout au long d’une vie dévouée au bien public. J’en connais la grandeur et la dureté. Je mesure l’ardeur qu’elle exige, autant que les sacrifices qu’elle impose. Oui, je suis prêt à conduire notre nation, à redresser la France et à rassembler les Français.

Ce changement, je le construirai avec vous. Les salariés et les entrepreneurs, les élus locaux et les partenaires sociaux, les associations et les citoyens doivent être mobilisés pour le bien public. Je renforcerai le Parlement. Je redonnerai à la justice les moyens d’accomplir son travail en toute indépendance. J’engagerai un nouvel acte de la décentralisation. Je ferai confiance aux forces vives du pays.

Un grand débat va se dérouler dans le pays. Pour lui donner tout son sens, j’ai voulu formuler des propositions précises, que je vous soumets. Ce sont mes engagements. Je les tiendrai.

François Hollande.



Posté par AMBROISE_NPS à 10:00 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]


23 janvier 2012

COLLOQUE : REMETTRE LA QUESTION PENALE AU COEUR DE LA GAUCHE

JUSTICESans doute de telles considérations pourront paraître incongrues à certains en ces temps de déréliction économique sévère dans laquelle nous plonge le néolibéralisme. Il est cependant de la responsabilité historique de la Gauche républicaine de porter, sur la question pénale, un projet fort et audacieux, à la mesure de la violence des attaques contre les libertés publiques que mène aujourd’hui la droite.

Car notre aptitude à édifier et promouvoir de façon pérenne un discours rompant avec l’hystérie sécuritaire conditionne pour beaucoup notre capacité à l’emporter, tant électoralement que politiquement. Il serait particulièrement naïf de considérer que le populisme pénal qui a causé tant de tort à la Gauche, malgré la lassitude qu’il commence à rencontrer auprès du citoyen, cessera de produire ses nuisances sans un travail profond et incisif de déconstruction idéologique.

C’est à cette entreprise de démystification que nous vous convions, afin de donner les armes qui, pied à pied, nous permettrons de démonter la rhétorique sécuritaire, depuis le mythe des chiffres de la délinquance jusqu’à la victimolâtrie intéressée, en restituant tout l’archaïsme de ses présupposés philosophiques et toute la prodigieuse contre-productivité de la politique pénale menée en son nom.

Contre la ruine de l’ordre pénal républicain qui s’annonce, c’est, dans un deuxième temps, un projet ambitieux et novateur qu’il nous faut porter. En puisant aux sources de la pensée pénale révolutionnaire, en renouant avec l’idée cardinale de Sûreté, nous serons à même de retrouver les chemins qui nous mèneront à l’Alternative.

Programme du colloque du Samedi 11 février 2012 à l'Assemblée nationale (inscription obligatoire)

9h45 : Ouverture du colloque par Robert Badinter (sous réserve)

10h00 : « Derrière le mythe sécuritaire, la ruine de l’ordre pénal républicain »

Table ronde animée par Maixent LEQUAIN, avocat

Derrière la rhétorique de l’efficacité, c’est à la philosophie pénale républicaine que s’attaque aujourd’hui directement la Droite, en réhabilitant l’arbitraire et la démesure de l’ancien régime ainsi que le fantasme utilitariste d’une technologie répressive. C’est en en décortiquant les rouages policiers, judiciaires et médiatiques que nous serons en mesure de déconstruire durablement la rhétorique sécuritaire dans le débat public.

Serge PORTELLI, Magistrat

Fabien JOBARD, Directeur du Centre d’études sociologiques sur le droit et les institutions pénales

Maxime CESSIEUX, Président de la Commission pénale du Syndicat des avocats de France

Mathieu BONDUELLE, Syndicat de la Magistrature

Laurent MAUDUIT, journaliste à Mediapart

14h00 : « Retrouver les chemins de la Sûreté »

Table ronde animée par Vincent SIZAIRE, Secrétaire général de l’Association française des magistrats instructeurs

Au delà de la mise en évidence de la mécanique liberticide aujourd’hui à l’œuvre, la déconstruction du mythe sécuritaire passe aussi par la mise en avant d’une politique pénale alternative et crédible. En opposant au modèle répressif hystérique et contre- productif de la droite un modèle répressif humaniste et républicain qui renoue avec l’idée révolutionnaire de Sûreté, nous tordons définitivement le cou au complexe d’angélisme qui paralyse encore la Gauche.

Jean DANET, Avocat honoraire et maître de conférence à l’Université de Nantes

Jean-Jacques URVOAS, secrétaire national du PS en charge de la sécurité

Hélène FRANCO, Front de Gauche

Pascal DURAND, Europe écologie les verts

16H30 : Discours de clôture par Benoit HAMON

Inscription au colloque sur le site internet d'Un Monde d'Avance en cliquant ici

Posté par AMBROISE_NPS à 10:00 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
22 janvier 2012

DISCOURS DE FRANCOIS HOLLANDE AU BOURGET

Posté par AMBROISE_NPS à 18:00 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
20 janvier 2012

SITE INTERNET DE FRANCOIS HOLLANDE

FH-2012

Posté par AMBROISE_NPS à 10:00 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
03 janvier 2012

FRANCOIS HOLLANDE : "LE CHANGEMENT, C'EST MAINTENANT"

liberationJe suis candidat à l’élection présidentielle pour redonner à la France l’espoir qu’elle a perdu depuis trop d’années. Les Français souffrent. Ils souffrent dans leurs vies : le chômage est au plus haut parce que la croissance est au plus bas ; la hausse des prix et des taxes ampute leur pouvoir d’achat ; l’insécurité est partout ; leurs emplois s’en vont au gré des fermetures d’usines et des délocalisations industrielles ; l’école, l’hôpital sont attaqués et n’assurent plus l’égalité entre citoyens ; l’avenir semble bouché pour eux et pour leurs enfants ; la jeunesse se désespère d’être maintenue en lisière de la société. Les Français souffrent aussi dans leur âme collective : la République leur paraît méprisée dans ses valeurs comme dans le fonctionnement de ses institutions, le pacte social qui les unit est attaqué, le rayonnement de leur pays est atteint et ils voient avec colère la France abaissée, affaiblie, abîmée, «dégradée».

La dépression économique est là, l’angoisse sociale est partout, la confiance nulle part. J’affirme avec netteté où se situent les responsabilités. Certes, depuis 2008, il y a la crise. Elle est le produit de la mondialisation débridée, de l’arrogance et de la cupidité des élites financières, du libéralisme effréné, sans oublier l’incapacité des dirigeants européens à dominer la spéculation. Il y a surtout les politiques injustes et stériles menées depuis dix ans, les fautes économiques et morales de ce dernier quinquennat. Il y a donc la responsabilité personnelle de celui qui est au sommet de l’Etat depuis cinq ans.

Un mandat se juge sur ses résultats, une politique sur sa cohérence, un caractère sur sa constance. Comme les choses seraient faciles si l’échec devenait une excuse, si l’expérience - même malheureuse - devenait une justification opportune de poursuivre et l’abandon des promesses, une preuve de courage ! Et pourtant, telle est l’ultime contorsion tentée par le président sortant : incapable de trouver une issue à la crise de la zone euro après seize «sommets de la dernière chance» en à peine deux ans, il voudrait qu’on lui laisse encore le temps d’y porter remède, sans qu’il nous indique - hormis la rédaction d’un nouveau traité européen - ce qui serait de nature à le voir réussir là où il a échoué. Impuissant face à la montée du chômage, le voilà qui convoque une ultime réunion avec les partenaires sociaux pour nous dire qu’il faut traiter avec plus de considération les demandeurs d’emploi. Indifférent aux creusements des inégalités après avoir multiplié les indulgences aux plus fortunés, il annonce, comme pour retrouver une soudaine vertu, qu’il taxera les transactions financières sans nous préciser quand - et comment le pourrait-il dès lors que la décision lui échappe dans son exécution ?

La mystification est grossière. Je ne la sous-estime pourtant pas. Une campagne électorale est un moment particulier, où bien des choses peuvent être dites, bien des mensonges proférés, bien des paradoxes présentés comme des vérités de bon sens. J’entends déjà les lieutenants paniqués de Nicolas Sarkozy prétendre que dans la tempête il ne serait pas sage de changer le capitaine. Ce qui prête à sourire quand le navire s’est échoué. Et bientôt, il ne lui restera plus qu’à proclamer qu’il a changé, que les événements l’ont changé, que la fonction l’a changé, que l’échec l’a changé… Posons d’ores et déjà la bonne question à ce sujet : plutôt que de reconduire un président qui aurait tellement changé, pourquoi ne pas changer de président, tout simplement ?

Retrouver l'intégralité de la tribune de François Hollande sur le site de Libération

Posté par AMBROISE_NPS à 10:00 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]